Face au large
La Méditerranée, notre voisine
Face à la Méditerranée depuis près de cent ans, la Société des Produits Bonhom puise là tout son caractère : du soleil, un peu de sel, et de fameux produits de Provence.
Huile d’olive vierge extra
Depuis quatre générations de passionnés, notre famille élabore de l’huile d’olive en Provence. Une huile aux saveurs fruitées et à l’amertume légère, à ouvrir et à déguster comme un bon vin.
Société marseillaise depuis 1929
L’huile
Depuis quatre générations de passionnés, notre famille élabore de l’huile d’olive en Provence. Nous souhaitons partager notre passion pour ce produit emblématique aux saveurs fruitées et à l’amertume légère.
Ouvrez cette bouteille, dégustez-la comme on le ferait d’un bon vin. Vous en découvrirez tous les accents !
« Bon apetì ! Manja ben e que te costa ren ! »
Quatre générations de savoir-faire
Armand Karsenty fonde la Société des Produits Bonhom à Marseille. Il lance les fameuses pâtes Bonhom, les pâtes qui restent fermes et gonflent beaucoup !
Il invente les boîtes métalliques emboîtables pour conserver les pâtes. Une révolution pour gagner de la place dans sa fabrique.
Il crée un système transparent de graduation pour les boîtes de pâtes.
Il continue avec l’invention du sachet perforé, pour cuire et égoutter les pâtes d’un seul geste, et imagine des jeux pour les enfants de Marseille à découvrir dans les paquets de pâtes.
La fabrique de pâtes s’arrête, mais un nouveau projet mijote doucement.
Jean-Pierre Brunet, son beau-fils, plante les premiers oliviers de la Société des Produits Bonhom sur les terres de Provence.
Les premières huiles sortent du moulin Bonhom. Très vite, elles sont récompensées aux concours régionaux.
Isabelle Mimran-Brunet reprend le flambeau et concentre ses efforts sur la culture de l’olivier en altitude (700 m).
En famille, nous poursuivons cette aventure : créer et vendre des produits de Provence avec passion.
Depuis 1929N° 26
Marseille AOP Provence Depuis 1929
Face au large
Face à la Méditerranée depuis près de cent ans, la Société des Produits Bonhom puise là tout son caractère : du soleil, un peu de sel, et de fameux produits de Provence.
Aux origines
À l’origine fabrique de pâtes, la Société des Produits Bonhom a traversé le temps pour vous offrir le meilleur des produits de Provence, sans jamais oublier d’où elle vient.
Le berceau
Plusieurs fois reconstruits, les locaux historiques occupent une place de choix, au bout de la Calade Saint-Louis, face au port, sous l’œil protecteur de la Bonne Mère. Ils abritent encore aujourd’hui notre siège social.
À la une
Un immeuble du Chemin des Meules qui a su traverser les siècles, dans la tourmente de l’histoire.
Épisode 1
En 1929 naît la Société des Produits Bonhom, vouée à la fabrication de pâtes alimentaires. Pour des raisons sans doute économiques, elle s’associe aux Établissements Castié, propriétaires des murs et du fonds de commerce d’une usine de pâtes, connue dans la cité Azoulay à Saint-Giniez, dans le 8e arrondissement de Marseille.
Malheureusement, la fabrique prend feu : en une nuit, tout brûle, le bâtiment, les machines, les archives. Monsieur Castié ne désire pas reconstruire les locaux, mais souhaite que le souvenir de son nom demeure. C’est ainsi que naissent, dans les années qui suivent, la Société des Produits Bonhom, Anciens Établissements Castié et Cie, toujours vouée à la fabrication de pâtes.
Épisode 2
N’ayant plus de bâtiment, Armand Karsenty, PDG de la Société des Produits Bonhom, achète aux enchères l’immeuble du 26 Chemin du Moulinet, dans le 15e arrondissement de Marseille, rue rebaptisée depuis Chemin des Meules.
C’était, paraît-il, un ancien moulin à grains aux murs très épais, dans un secteur agricole de la ville, activité à rapprocher, sans doute, des noms successifs donnés à la rue.
Comment ne pas être séduit par la vue magnifique de ce lieu dominant, au-dessus du port, garni d’énormes bateaux invitant au voyage ? Le regard se porte à l’infini sur la mer ; plus proches, les îles du Frioul ; à droite, les petites embarcations de l’Estaque et du Rove ; à gauche, tout le littoral marseillais, bien au-delà de la Bonne Mère.
« Armand disait de son bureau qu’il avait la plus belle vue de Marseille, il n’exagérait pas : il y était né ! »
Autrefois, l’immeuble comptait deux bâtiments distincts, reliés par une cour pavée, des terrasses au dernier étage, deux maisonnettes et un parking. Les étages hauts logeaient la machinerie, les niveaux inférieurs la fabrication des pâtes, le rez-de-chaussée le stockage, Armand ayant même fait poser des rails de chemin de fer pour faire circuler la marchandise.
Il confie son logo à Léon Lupin, artiste peintre et affichiste. Naît ainsi le « bonhom », tenant d’une main un plat de pâtes et de l’autre un bouquet symbolisant la France, œillet bleu, marguerite blanche, coquelicot rouge, et un épi de blé pour la farine.
Rêveur et créatif, Armand dépose plusieurs brevets :
Épisode 3
Tout allait bien, très bien, peut-être même trop bien. Les pâtes se commercialisaient facilement dans les épiceries marseillaises et françaises ; la centaine de salariés était satisfaite du fonctionnement mis en place.
La vue magnifique sur la mer, depuis la cour pavée, encourageait la convivialité au travail. Une vieille poule avait pris l’habitude de flemmarder sur la rocade ; elle mourut de vieillesse, ou de peur des bombardements, au grand désespoir des occupants des lieux.
Un administrateur provisoire est nommé et s’installe dans les locaux. Un bombardement détruit en grande partie le bâtiment et les machines : il ne reste plus que l’ossature de l’immeuble.
Épisode 4
Devant les décombres : que faire ? Reconstruire, bien sûr. Armand prend son bâton de pèlerin et arpente les couloirs des ministères de la reconstruction, à Paris. Les longues files d’attente sont bravées ; la patience porte ses fruits.
Grâce aux subventions de l’État, aux économies familiales, à l’aide des amis, le bâtiment et le fonds de commerce reprennent vie. Dans la maisonnette du fond du parking habitent deux frères et leur famille, surnommés amicalement Monsieur « Bois » et Monsieur « Fer », qui veillent avec amour à la rénovation des lieux.
Mais rien n’est jamais acquis dans ce bas monde. Un projectile atterrit sur les bateaux du port : la puissance de son explosion endommage cruellement, une nouvelle fois, la façade du 26. Rebelote : il faut interrompre la fabrication, rénover les lieux, réparer et nettoyer minutieusement le matériel, afin qu’aucun débris de verre ne se faufile dans les futurs aliments.
Épisode 5
Pendant des années, la fabrication de pâtes prend sa vitesse de croisière ; un moment de répit est accordé. Le développement économique de l’après-guerre permet aux grands groupes, Rivoire et Carret, Lustucru, Panzani, de prendre une place de marché importante. Puis, avec le temps et l’âge aidant, Armand vend, en mai 1968, à Panzani le fonds de commerce et ses brevets. Il conserve les murs de l’usine.
Épisode 6
Vidé de son activité, il faut faire quelque chose de ce bâtiment. Armand installe, dans ce quartier qu’il chérit, son premier supermarché au rez-de-chaussée. Il loue les locaux à Leclerc, qui couvre la cour pavée pour agrandir la surface de vente, aujourd’hui le hall d’entrée des commerces et associations. Lors de la création de Plan de Campagne, Leclerc déménage ; Carrefour reprend le fonds de commerce, sous les enseignes ED puis DIA. Les étages du 26 se louent à de jeunes artistes peintres, Judith Bartolani, Claude Caillol, Bruno Perramant, Jean Laube…
Quelques décennies plus tard, Carrefour choisit à son tour de céder son fonds de commerce ; la vente sera cassée et les locaux redeviennent libres. Une fois de plus, la Société des Produits Bonhom prend le taureau par les cornes et réagence le rez-de-chaussée, créant en 2018 cinq locaux commerciaux et associatifs, afin de conserver au quartier un cœur de vie.
C’est ainsi qu’a survécu, dans la périphérie marseillaise, entre mer et ciel, ce grand bâtiment brut de béton, témoin des péripéties de l’histoire pendant plus d’un siècle.
La diversification
En 1992, Jean-Pierre Brunet et Annie, la fille d’Armand, plantent les premiers oliviers de la Société des Produits Bonhom, sur les terres de Provence à Villemus, dans le Luberon. Jean-Pierre, ingénieur agronome, aimait revenir à son premier amour, l’olivier, qui lui rappelait ses souvenirs de Mouriès, dont était native sa mère.
En 2000, la production d’huile d’olive AOP de Haute-Provence est suffisante pour créer son propre moulin, « Le Terroir », dont la production sera très vite récompensée aux concours régionaux.
En 2015, Isabelle Mimran-Brunet reprend le flambeau et concentre ses efforts sur la culture de l’olivier en altitude, à 700 mètres. Aujourd’hui, en famille avec son fils Mathieu, l’aventure se poursuit.
« Créer et vendre des produits de Provence avec passion est notre ADN. Offrir aux Marseillais une huile d’olive de Provence sélectionnée par nos soins, c’est leur procurer le meilleur de chez nous. »
Quelques documents conservés par la famille, témoins de cette épopée industrielle marseillaise.
Marseille, le 1er juillet 2026
La Société des Produits Bonhom
15e arrondissement, Chemin des Meules
Bon proufi !
À feuilleter
Toute l’histoire du 26 dans le livret de La Gazette Bonhom, et l’essentiel en un dépliant. À lire à l’écran ou à imprimer.
La petite histoire du 26, récit en six épisodes. Livret de 12 pages.
Ouvrir le livretL’huile d’olive de Provence AOP et une histoire marseillaise depuis 1929, en recto verso.
Ouvrir le flyerProfessionnels
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Bonhom
Société des Produits BonhomeMarseille, depuis 1929